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Tintin

Je voulais rendre un hommage à quelqu'un de très important dans ma vie… Ce n'est pas le Tintin des BD - bien que passionnant dans ses aventures - mais un grand ami de mon père, qui occupa une place essentielle dans la famille. Cher Tintin Je t’écris cette lettre Bien que tu ne la lira jamais Depuis trente ans Je cherchais celui Qui me ferait croire Que par le passé Il y eut des gens de bien Je cherchais parmi ceux Que l’histoire porte Racontés dans les livres Appris par cœur Depuis la petite école Parfois dans la rue Je croisais un regard Cerné par les temps durs Qui vivait malgré les guerres Et trahissant tant de lassitude Dans les églises Je tentais d’apprendre Ce qui faisait encore croire Après tant d’histoire Tant de révolutions Sous la tente scout J’imaginais les conditions Présageais les mauvais temps Évitant les mauvais coups Et toutes les maladies infantiles Sur les toiles de cinéma Je partageais quelques minutes De cette frayeur détestable Qui entourait tous leurs ge...

Mauritanie

écrire dans le désert est un plaisir immense… le silence et l'immensité vous emporte jusqu'au fond de votre âme… La solitude est alors une force étrange qui libère l'instinct de survie et le dépassement de soi. Rien n'arrête les pensées que le souffle des compagnons de marche. Que c’est beau C’est tellement beau Je suis comme un grain de sable Qui dispute aux autres La meilleure place au vent Cette lueur blanche qui s’abîme Dans l’œil creusé des dunes Égrainé de mille centres au ciel Je suis comme ce vent Qui laisse croire à une vie Dans le creux des vagues Sentir le rayon brûlant Qui attise le feu des larmes Puis qui l’assèche aussitôt de bonheur Oranges, jaunes, roses, ocre jaunes, Les dunes vivent sous mon regard Chaque ombre, creux et ride apparaît Ici et là le soleil éclaire Ce qu’il peut encore dorer Dans l’antre des sables Le camp s’est installé Tel un univers enfoui Oublié depuis des millénaires Apparaît un enchevêtrement de pierres Les arbres semblent ridicules...

la compagne de la lumière

Pourquoi ombres et lumière ? Une première réponse… Sombre visage Parmi les ruines D'un monde oublié Une ombre fine Coure enivrée Le ciel se découvre Le soleil la montre Les temples s'ouvrent Son image est fixée Elle n'oublie pas la terre Ni même les murs Dans sa nouvelle ère Elle n'est pas très sure Les colonnes romaines La menace des ténèbres Mais sur sa belle scène Elle aime jouer au zèbre Avec la lente nuit Elle disparaît doucement Devant moi elle s'enfuit Sans une larme de sang Reviendra-t-elle encore Me suivre sur les montagnes Me montrer son corps noir Et redevenir ma compagne ? 11/07/96

Le blanc et sa synthétique "modernité"

Quand j'étais au Mali, pour la seconde fois, en 2000, pour trois mois, j'épousai ce temps qui s'arrête là-bas… Le puits de sagesse asséché qu'est l'Afrique permet de se retourner, de s'interroger sur la place du "progrès" sur ce continent malmené. Satané blanc Ô toi, français lointain Qui aime la Nature Quand elle semble paradis Dans le sauvage et le pur Ô toi, qui aimes l’Homme Lorsqu’il créa son Monde Sur la beauté de la vie Dans l’apparent archaïsme Ô toi, qui aimes rêvasser Au son du vent rafraîchissant A la lueur d’un feu de bois Dans le crissement animalier Ô toi, l’aventurier démon Qu’as-tu fait en venant là Avec ton plastique, tes bonbons, tes bics Tu as détruit ton sacrement Mali - 9 février 2000

Aux femmes

Un petit tour du monde… éloge des femmes… de là où tout se rejoint… Flot de vie Il y a dans ses yeux Une mer tropicale Turquoise à chavirer Sur une mer calme Il y a en en son sein Deux dunes de sable fin Crète à conquérir Sur un désert chaleureux Il y a sur son corps Une oasis sauvage Territoire à découvrir Parmi les courbes lisses Il y a en sa chevelure Une savane blonde et brune Fil d’or et d’ébène à caresser Par une brise d’été Il y a en son sourire Un Verbe vierge Parôle à aimer Grâce du cœur Il y a en son cœur Un océan de mouvements Et bâteau qui vogue Par rapides marrées Il y a en son âme Ce qu’hommes n’ont Divinité à enfanter Esprit protecteur Il y a en son esprit Un fleuve d’avenir Transmettre, partager Le flot de ses pensées Il y a en sa vie Un monde renouvelé Par amour, en paix Désir que nous avons assiégé 20 mars 1998 Aux femmes de toutes les Terres

un point de vue extraordinaire

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prose en quelques clics

voici un petit aperçu de mon voyage au Maroc, en 1996. Premier pays du continent Africain que j'ai parcouru… et qui a chamboulé ma vision du Monde, de l'humanité, des cultures. Après de multiples voyages en Europe (en Pologne, en Allemagne, en Tchéquie en 1990… le mur venait de tomber ; en Espagne, Portugal, Irlande et Angleterre), ce premier pas sur un sol sablonneux fut un véritable cataclysme. Dès lors que j'avais posé le pied sur le tarmac rougit de l'aéroport de Marakech, ma vie a changé. Encore aujourd'hui, ce sable chaud de l'Afrique m'enivre et me console… comme toute l'humanité qui émane des africains. Désormais le désert est à mes yeux ce sanctuaire, où aucun homme ne laisse trace, mais où la vie semble devenir la seule vérité absolue. La fontaine de la plénitude L'eau manquait Mais ma soif était assouvie Par la fontaine de mes rêves Le bleu de la mer Décoré par la ter...